Bourg historique - La Cuisine du Bonheur Villeneuve

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Bourg historique

CADRE

Villeneuve et son bourg historique

Création d’une ville florissante au début du XIIIe siècle
Villeneuve, la « ville neuve de Chillon » doit la prospérité de ses débuts à sa situation favorable sur la route de France en Italie par le col du Grand-Saint-Bernard. Son port constituait non seulement un point de rupture de charge obligé dans le trafic des marchandises, mais aussi une base militaire et un chantier naval où les comtes de Savoie font construire leurs navires aux XIIIe et XIVe siècles. Témoin exceptionnel de sa prospérité, la comptabilité, qui remonte à 1283, fait partie des plus anciens comptes de villes médiévales conservés en Suisse et en Europe. Vers 1236, l’hôpital Notre-Dame destiné à accueillir des pauvres, des pèlerins et des malades est fondé par Aymon de Savoie. Il en subsiste la chapelle, transformée en hôtel de ville en 1876.

Le déclin dans le courant du XXVe siècle et la conquête bernoise
La diminution du volume de marchandises transportées sur l’axe Grand-Saint-Bernard – Jougne, entre la Lombardie et les foires de Champagne, provoque le déclin de Villeneuve à partir du deuxième quart du XIVe siècle. Comptant près d’un millier d’habitants à la fin du XIIIe siècle, la ville voit sa population diminuer dès la fin du XIVe siècle soit env. 440 habitants en 1407. En 1476, la conquête bernoise et la création du gouvernement d’Aigle, dont la limite était sur l’Eau-Froide, ampute Villeneuve de la partie de son territoire située sur la rive gauche. La ville fait partie du baillage savoyard du Chablais jusqu’en 1536, avant d’être rattaché au baillage bernois de Chillon (1536-1798).

L’apparition du tourisme
Dès le deuxième quart du XIXe siècle, le tourisme fait son apparition à Villeneuve avec la construction du prestigieux hôtel Byron (détruit par un incendie en 1933) et quelques établissements su bord du lac. La prolongation des quais entre Grandchamp et l’embouchure de la Tinière constitue le dernier tronçon réalisé en 1931 qui permet de relier Villeneuve au château de Chillon.
Villeneuve bénéficie d’un service régulier par bateaux dès 1828 (Montreux seulement dès 1860).

Les monuments
La structure urbaine du début du XIIIe siècle, encore bien lisible, est caractérisée par un schéma axial élémentaire avec une grande rue servant d’épine dorsale et par laquelle tout le trafic passait jusque dans le 2ème quart du XIXe siècle. La rue principale constitue un bel ensemble homogène qui reflète, mieux que d’autres villes plus richement reconstruites aux XVIIIe et XIXe siècle, l’état médiéval.

Eglise catholique du Sacré-Cœur (Avenue Byron No 1), de style néogothique, construite en 1911 par l’architecte Louis Boët. Vitrail au-dessus de l’entrée de 1911.

Ancienne chapelle de l’hôpital Notre-Dame (Place de la Gare No 5). Hôpital fondé vers 1236 à l’extérieur de la ville par Aymon de Savoie. L’hôpital Notre-Dame était destiné à accueillir des pauvres, des pèlerins et des malades.
Le logis est remplacé par le collège actuel en 1918-1921 par l’architecte Alphonse Schorp. Seule l’église, construite peu avant 1236, est conservée. C’est la première et la plus grande des chapelles d’hôpitaux connue dans toute la région ; aménagée en grenier au XVIIIe siècle, elle est transformée en 1874-1876 par les architectes-entrepreneurs Henri et Charles Chaudet en Hôtel de Ville néogothique.

Ancienne chapelle de l’hôpital Notre-Dame Transformée en hôtel de ville (Pl. de la Gare No 5)

Fontaine néoclassique (Rue des Remparts) de 1862, par l’architecte François Jaquerod.

Vestige d’une tour (Grand-Rue No 1), de la 1ère moitié du XIIIe siècle, qui défendait le port médiéval situé au débouché nord-ouest du fossé doublant le mur de ville.

Eglise St-Paul reconstruite peut-être dans le 1er quart du XIIIe siècle, malgré son caractère archaïsant, à l’emplacement de l’église, attestée en 1166, de l’ancien village médiéval Compengie, qui a précédé la ville neuve. Vitrail gothique flamboyant, peut-être de 1465, restauré et fortement complété par Charles Wehrli en 1886. Cloches du XVe siècle dont l’une datée 1489. Chapelle sud du chœur orné d’un vitrail et de peintures murales en 1936 par Louis Rivier. Restauration intérieure et extérieure de l’église en 1935-1943.

Eglise St-Paul actuelle située à l’emplacement de l’ancien lieu de culte du village
de Compengie, paroissiale dès 1228

Fontaine néogothique (Pl du Temple) : bassin de 1855 et chèvre de 1863-1864, par l’architecte François Jaquerod.

Maison d’habitation (Grand-Rue No 39), en partie reconstruite peu avant 1541, avec fenêtres à meneaux en croix de plâtre et portes gothiques situées dans la cour intérieure. Restauration en 1944. Façade sur rue refaite probablement au XVIIIe siècle; porte d'entrée à vantaux Louis XV.

Ancienne maison de ville et auberge communale (Grand-Rue No 48), attestée à cet endroit dès le début du XVIIe siècle en tout cas. Agrandissement et construction du toit à la Mansart en 1703-1704, puis transformation en 1847.

« Château » (Grand-Rue No 91), probablement reconstruit dans la 2e moitié XVIIe siècle en conservant la tour d’escalier du XVIe siècle. Transformation néogothique vers 1896-1899.

Source :
Document de Michèle Grote, historienne des monuments et archiviste communale.
Roche, le 24 mars 2012.

Photos :
Laurent Prêtre

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